Love 101 : un teen drama turc qui flirte avec la niaiserie

Après le film Kogustaki Mucize qui a fait pleurer tous les abonnés de la plateforme, la Turquie est à nouveau à l’honneur sur Netflix, avec la série Love 101. Un teen drama adolescents aux faux airs d’Elite, qui nous plonge au coeur d’un lycée d’Istanbul à la fin des années 90.

Quatre lycéens, Sinan, Eda, Osman et Kerem évitent l’expulsion de justesse grâce au vote d’une de leur enseignante lors d’un conseil de discipline. Considérés comme mauvais et marginaux par le directeur, celui-ci mise sur la mutation prochaine de l’enseignante pour procéder à un nouveau vote et se débarrasser enfin de ces « démons ». Pour sauver leur peau, et pour la convaincre de rester, les ados décident alors de tout faire pour que l’enseignante tombe amoureuse du nouveau professeur de basket. Et leur petit jeu d’entremetteurs amateurs va les entraîner sur leur propre terrain, celui toujours compliqué des amours adolescentes.

L’histoire de Love 101 nous est racontée au passé et en flashbacks par Isik, désormais adulte. Elle est, à l’époque du lycée, la cinquième membre du groupe d’ados. Bonne élève modèle, elle brille par sa naïveté et pour ne pas dire sa niaiserie : du style à voir, par exemple, deux oiseaux qui s’envolent comme des messagers de l’amour… Et le problème de Love 101, c’est que ce genre de dialogues mièvres pullulent, notamment dans la première partie de saison. Et ce n’est pas seulement l’apanage des adolescents. Voir l’enseignante se comporter comme une ado de 12 ans qui ressent des papillons dans le ventre aux premiers émois, est littéralement à mourir de rire. Mais on vous rassure, la deuxième partie de la saison gagne en maturité et en clarté.

La bande-annonce était déjà plutôt confuse. A part annoncer un drama adolescents qui mêle sentiments, envie de liberté, et violence, elle restait assez vague sur le contenu précis de l’histoire. Et il faut attendre le troisième épisode pour être enfin certain de ce qu’on est entrain de regarder. Au final, Love 101 est un mélange des genres : teen drama, coming-of-age, romcom adulte, et critique d’une société patriarcale. Sur la forme en revanche, la réalisation signée Ahmet Katiksiz est conforme au genre, soignée et largement renforcée par une bande-son pop branchée, d’INXS à Natalie Imbruglia, en passant par The Cranberries.

En résumé, Love 101 souffre d’un début un peu trop lent et confus, mais surtout de dialogues d’une niaiserie abyssale. Les moins de 12 ans les trouveront sans doute adaptés, les plus âgés risquent en revanche d’éclater de rire bien souvent. Mais comme souvent en pareil cas, il y a ce petit quelque chose qui vous retient de quitter la série, preuve que tout n’est pas complètement mauvais là-dedans. Et pour ceux qui l’apprécieront, le final laisse bien des questions en suspens, et donc largement la place à une éventuelle deuxième saison.

Love 101, saison 1 de 8 épisodes, avec Pinar Deniz, Kaan Urgancioglu, Kubilay Aka, Alina Boz, Mert Yazicioglu et Selahattin Pasali, disponibles sur Netflix depuis le 24 avril.

Credit photos (c) Netflix.

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