Good Vibrations: sextoys et émancipation féminine dans l’Angleterre des 80’s

Arte propose de découvrir l’excellente comédie dramatique anglaise « Good Vibrations » (Brief Encounters en VO), créée par Oriane Messina et Fay Rusling. Une histoire d’émancipation féminine dans l’Angleterre des années 80, qui rappelle à bien des égards, le génial « The Full Monty« .

Le synopsis proposé par Arte suffit à cadrer l’histoire de cette série en 6 épisodes : Dans l’Angleterre de 1982, quatre habitantes de Sheffield deviennent amies en vendant à domicile lingerie et sex-toys, au grand dam de leurs proches. Un récit d’émancipation féminine drôle, tendre et acidulé, rythmé par la pop de Depeche Mode ou Blondie.

Tout est dit ou presque. C’est un peu « The Full Monty » en version féminine. Nous sommes en 1982, dans une Angleterre sinistrée par le chômage. Après le licenciement de son mari, Stephanie, jeune femme plutôt timide, décide de se lancer dans la vente à domicile de lingerie exotique et de sextoys. En compagnie de Nita, autre mère de famille accablée par les dettes, elles entament ces « réunions Tupperware » d’un nouveau genre. Rejointes par l’excentrique Dawn et la très sage et plus âgée Pauline, les quatre femmes promettent « de réveiller sexuellement les femmes de Sheffield ». Et le résultat est une réussite totale.

« Good Vibrations » est une ode à l’émancipation féminine. Une histoire d’amitié entre quatre femmes issues de milieux différents, que les problèmes conjugaux, familiaux et financiers vont unir dans leur envie de réussir : s’affranchir des autres et prendre leur destin en main, malgré les réticences de leurs proches. Derrière la comédie, la série n’omet pas de glisser quelques ressorts dramatiques au scénario, et peut surtout s’appuyer sur un casting exceptionnel. Sophie Rundle (Peaky Blinders), Angela Griffin, Sharon Rooney et l’épatante Penelope Wilton campent avec brio ce quatuor de femmes, dont les personnages sont aussi touchants que drôles. Et puisque nous sommes dans les années 80, le tout est évidemment accompagné d’une bande-son magistrale de l’époque.

Diffusée en Angleterre en 2016, la série ne fut pas renouvelée pour une saison 2, malgré de bonnes audiences et critiques. On ne peut que le regretter. Malgré une véritable conclusion au terme des six épisodes, les storylines des différents personnages laissaient largement la place à un développement plus en profondeur. Et surtout, on aurait adoré continuer suivre les aventures de ces quatre femmes formidables !

« Good Vibrations« , saison 1 de 6 épisodes, disponible sur arte.tv

Credit photos (c) ITV.

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