After – Chapitre 1: romance adolescente sans saveur ni piquant

After – Chapitre 1 arrive dans nos salles obscures. Adapté du phénomène littéraire mondial de Anna Todd, le film réalisé par Jenny Gage est présenté comme le nouveau « 50 shades of Grey » pour adolescents. Autant vous prévenir tout de suite, oubliez les fessées et les cravaches, cette adaptation a gommé toutes les scènes de sexe, et plus généralement, tout le côté sulfureux du roman. Vous n’y trouverez même pas l’ombre d’un sous-vêtement. Ne reste au final, qu’une romance adolescente sans grande saveur.

After
Josephine Langford et Hero Fiennes-Tiffin filent le parfait amour.

Le pitch paraissait très simple : Tessa Young, jeune fille modèle, fait son entrée à l’université, et sa vie semble avoir été tracée depuis toujours par sa mère. Elle ferait ses études et épouserait Noah, son petit ami. Mais tout bascule pour Tessa lorsqu’elle rencontre Hardin, le bad boy du campus. Oubliés les principes, la jeune fille se noie dans la passion amoureuse en se coupant de ses amis, de sa mère, et de Noah. La bande-annonce, quelque peu trompeuse et plutôt bien faite, laissait espérer un film au rythme soutenu, où la jeune fille allait peu à peu apprendre à voler de ses propres ailes. Mais le choix, visiblement délibéré de s’adresser à un public (très) jeune, a modifié la donne. After – Chapitre 1 n’est qu’une banale romance qui manque cruellement de piquant.

Le début du film est plutôt réussi. Il s’attache à nous présenter Tessa (Josephine Langford), jeune fille sage qui ne boit pas, ne fume pas, et qui est vierge. Tout le contraire de sa colocataire de chambrée d’université, qui va s’attacher à la dévergonder. La rencontre avec Hardin (Hero Fiennes-Tiffin) marque un tournant, et le bad boy annoncé, ne l’est finalement pas tant que ça. Sûr de lui, un brin arrogant, mais sa seule transgression consiste à se faire enfermer dans la bibliothèque la nuit. On a vu mieux côté badass. Pas de pression non plus mise sur Tessa. La jeune fille restera maître de sa sexualité, et choisira le moment venu de perdre sa virginité avec lui. Le bad boy n’est en réalité qu’un ado comme un autre avec un passé douloureux qui a laissé des traces. Une fois la relation engagée, After n’a plus grand chose à proposer. La réalisation s’attarde comme toujours en pareil cas, et plus que de raison, sur les plans rapprochés du visage angélique de la jeune Langford. Et ce n’est pas le rebondissement final qui saurait apporter cette touche de piquant qui fait cruellement défaut au film.

A vouloir toucher un public plus jeune et plus large, l’adaptation du roman a perdu toute sa saveur et son côté érotique. After – Chapitre 1 n’est rien d’autre qu’une romance adolescente, où seuls les moins de 15 ans pourraient y trouver satisfaction. Quant aux autres, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus.

After – Chapitre 1, en avant première un peu partout en France, et en salles le 17 avril prochain.

 

Credit photos (c) SND.

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