Anatomie d’un scandale : un thriller haletant…bien trop classique

Disponible sur Netflix ce vendredi, la mini-série « Anatomie d’un scandale » nous plonge au coeur d’un thriller psychologique et judiciaire, entre un politicien accusé de viol, son épouse, et une redoutable avocate de la Couronne britannique.

Basé sur le roman éponyme de Sarah Vaughan, la mini-série créée par David Edward Kelley et Melissa James Gibson ne brille guère par l’originalité de son scénario. James Whitehouse (Rupert Friend), ministre de l’Intérieur et ami du premier ministre, voit sa relation extra-conjugale avec Olivia Lytton (Naomi Scott), révélée au grand jour. Soutenue par son épouse Sophie (Sienna Miller), les choses se compliquent lorsque l’ex-maîtresse porte plainte pour viol contre lui. Commence alors le procès, où la redoutable avocate de l’accusation, Kate Woodcroft (Michelle Dockery) met tout en oeuvre pour faire condamner le politicien.

Jusqu’ici rien de bien neuf à l’horizon, juste une énième histoire d’adultère qui touche un homme politique de haut rang. Les faits sont révélés par petites touches successives sous forme de flashbacks. Les versions des uns et des autres forcément divergent, et les doutes qui assaillent l’épouse trompée font vaciller le couple. Là encore, rien que nous n’ayons déjà vu à de multiples reprises sur nos écrans. Tout se pimente enfin lorsque le passé vient rejoindre le présent. L’ensemble des protagonistes s’est en effet connu ou croisé à l’université d’Oxford, deux décennies auparavant. Et les multiples secrets de l’époque pourraient bien ressurgir violemment dans le présent.

Sienna Miller, le 14 février 2017 à Berlin. (c) Gianfranco Zanin / Cinereflex

C’est probablement là que réside le point faible de la série. L’ensemble démarre plutôt bien, et le suspense sur la culpabilité de Whitehouse est parfaitement bien entretenu. De même, concernant l’attitude de son épouse, qui peu à peu doute des dires de son mari. Mais les événements du passé transforment peu à peu la série en un léger soap, où l’ensemble perd en crédibilité. On ne peut que le regretter, car malgré un scénario peu original, « Anatomie d’un scandale » coche toutes les cases du thriller haletant.

Porté par un casting 5 étoiles absolument impeccable (Miller, Dockery, Friend, et Scott), ce thriller à la sauce #MeToo n’est pas spécialement mauvais (loin de là !). On regrettera néanmoins un final qui, malgré les différentes options offertes, choisit de faire dans la facilité, et une fois de plus, sans grande originalité.

« Anatomie d’un scandale« , mini-série de 6 épisodes, disponible sur Netflix.

Credit photos (c) Netflix.

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