Euphoria : une plongée trash dans l’univers des ados

Euphoria. C’est la nouvelle série HBO dont tout le monde parle depuis des jours, et dont le premier épisode a été diffusé hier soir aux Etats-Unis, et ce soir en France sur OCS. Une plongée trash au coeur de cette jeunesse américaine qui se réfugie tête baissée dans les drogues, l’alcool et le sexe.

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Zendaya est l’héroïne d’Euphoria sur HBO.

Entièrement écrite par Sam Levinson, à qui l’on doit l’excellent Assassination Nation sorti l’année dernière, Euphoria n’a à priori d’euphorisant que le titre. Un premier épisode qui semble en tout cas donner le ton à un univers glauque et désenchanté. Une galerie de portraits d’ados paumés ou enclin au mal-être, à une époque où les réseaux sociaux ont rendu le paraître omniprésent. On y suit Rue Bennett (Zendaya), qui tout juste sortie de ‘rehab’ n’a aucune envie de rester ‘clean’. Son anxiété et son mal-être se dissipent alors dans les fumées d’alcools et de drogues. Et il en va de même avec les autres personnages. Jules (Hunter Schafer), jeune fille trans tout juste arrivée en ville après le divorce de ses parents, cherche « l’évasion » dans une chambre de motel, sous les coups de boutoir d’un homme marié. Tous constituent la première génération élevée à l’heure des réseaux sociaux et du porno accessible 24/24, et désormais arrivée au stade de l’adolescence. La voix off de la protagoniste principale accompagne le spectateur tout au long de ce premier épisode. Posée, monocorde, et surtout désenchantée, elle colle à merveille avec une narration très saccadée. Euphoria affiche très clairement son style, proche des réalisations ‘indie’. La photographie et les plans sont particulièrement bien travaillés, pour un résultat visuel très convaincant à l’écran.

Pour le reste, il faudra définitivement attendre d’en voir plus. De cette ambiance plutôt dark, une lueur d’espoir semble se profiler avec le rapprochement entre Rue et Jules. Une chose est certaine, Euphoria ne laissera pas indifférent. Certains trouveront peut-être la série vulgaire (nudité frontale, pénis en érection visibles à l’écran, etc…), quand d’autres n’y verront que stéréotypes. D’une noirceur évidente, tous se demanderont (et notamment les parents !) quelle part de réalité peut s’appliquer à leur propre progéniture. Car si les ados d’Euphoria ne représentent évidemment pas tous les adolescents, il est en revanche certain, que ces derniers ont une approche et une décomplexion en matière de sexe, bien différente de celle de leurs parents au même âge. De là à faire flipper certains parents ? A suivre en tout cas, dès ce soir sur OCS.

Credit photos (c) HBO.

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