42 jours d’obscurité : un thriller captivant, tiré d’un fait divers réel

Netflix vient d’ajouter à son catalogue « 42 jours d’obscurité« , première série chilienne produite pour la plateforme de streaming. Un thriller à suspense captivant, en 6 épisodes.

Chili, 2010. Viviana Haeger disparait mystérieusement de son domicile d’une résidence huppée. Quarante-deux jours plus tard, son corps est retrouvé en état de décomposition dans le grenier de la maison. C’est de ce fait divers réel qu’est tirée la série réalisée par Gaspar Antillo et Claudia Huaiquimilla. Les noms et lieux ont bien sûr été modifiés pour la fiction, et la victime ici se prénomme Verónica.

Le sort de la victime est connu dès les premières minutes de la série, avec la découverte de son corps. De là, l’histoire va retracer les quarante-deux jours qui ont précédé. Ce qui s’apparente au départ à un mystérieux enlèvement sans demande de rançon, prend rapidement une autre tournure. Victor Pizarro, un avocat fauché et suspendu pour faute professionnelle, voit l’occasion de rebondir avec cette affaire. Accompagné de deux anciens collègues, il propose ses services à Cecilia, la soeur de la victime. Et les résultats de son enquête désignent le mari de Verónica comme le principal coupable du meurtre. Des soupçons qui vont tourner à l’obsession pendant des années, afin de faire éclater la vérité.

Le paragraphe suivant contient des spoilers sur le dénouement de l’affaire.

Car la série ne s’arrête pas à l’enquête et aux quarante-deux jours qui ont précédé la découverte macabre. Cinq ans après les faits, Victor retrouve l’assassin présumé de Verónica, qui désigne le mari comme étant le commanditaire du meurtre. Celui-ci nie toute implication, et sera acquitté lors du procès, faute de preuves suffisantes. (fin des spoilers)

Cette absence de vérité, toujours basée sur le fait divers réel, constitue le point le plus frustrant de la série. Un dénouement qui laisse le spectateur sur sa faim, avec un simple rappel du nombre de féminicides au Chili en guise de conclusion. Pour le reste, rien à reprocher à cette première production chilienne estampillée Netflix. En choisissant de se concentrer sur l’humain plutôt que sur les éléments de l’enquête, les scénaristes présentent une galerie de personnages touchants. Outre l’avocat, qui devient au fil des épisodes le personnage principal, nous suivons notamment la soeur, la mère et la fille aînée de la victime. Trois personnes confrontées à la perte d’une soeur, d’une fille, et d’une mère.

Captivant comme tous les documentaires true crime de la plateforme, « 42 jours d’obscurité » saura séduire les amateurs d’histoires criminelles à suspense, fictionnalisée ici en série.

« 42 jours d’obscurité« , saison 1. Avec Claudia Di Girólamo, Aline Küppenheim, Pablo Macaya, Gloria Münchmeyer, Daniel Alcaino, et Julia Lübbert.

Credit photos (c) Netflix.

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