Le mystère 50 shades…

La trilogie 50 shades restera un mystère…

Souvenez-vous de l’engouement (pour ne pas dire l’excitation) provoquée à l’annonce de l’adaptation cinématographique des romans à succès de l’auteur Britannique E.L. James. Une trilogie vendue à 125 millions d’exemplaires dans le monde, méritait sans aucun doute son double projeté sur grand écran dans une salle obscure. Le premier volet, 50 shades of Grey, était attendu comme le loup blanc, et l’accueil des critiques spécialisés fut sans concession, c’est à dire catastrophique. Et cela, à juste titre. Le soi-disant roman sulfureux (pour ceux qui ne l’avaient pas lu) se transformait sur la toile en une niaiserie digne d’une série Z pour adolescents prépubères. La réalisation signée Sam Taylor-Johnson, et la supposée non-alchimie entre Dakota Johnson et Jamie Dornan pouvaient éventuellement expliquer ce ratage. Soit. Tout le monde était d’accord, rien n’était perdu, il suffirait de rectifier le tir pour le deuxième volet. On garde évidemment les mêmes acteurs mais on change de réalisateur. Cette fois-ci c’est James Foley qui s’y colle, et le résultat est toujours aussi consternant. Le risible prend une fois de plus le dessus sur l’érotisme. (précisons toutefois à ce stade que E.L.James s’est toujours défendu d’avoir écrit des romans érotiques. Pour elle, la sage ‘Fifty Shades’ est une histoire d’amour, et rien qu’une histoire d’amour).Dont acte. Des histoires d’amours, il en existe depuis la nuit des temps, et nombreuses parmi elles ont donné lieu à de magnifiques adaptations au cinéma. Pour l’instant, c’est plutôt raté en ce qui concerne l’adaptation de Fifty Shades… Mais tout n’est pas perdu car il reste le dernier volet : FIFTY SHADES FREED !
Sorti cette semaine, ce dernier chapitre sauvera-t’il la saga d’un destin tout droit destiné à figurer dans une prochaine liste à venir des ‘meilleurs nanars cinématographiques’ ? Que nenni. Le troisième volet est encore pire (si, si, c’est possible !) que ses deux prédécesseurs. James Foley est toujours aux commandes, et on intègre un semblant de thriller dont l’intrigue aurait pu être écrite par des collégiens ayant trop regardé la télévision. Et le résultat vire du risible au pathétique.

Alors comment expliquer cette catastrophe déclinée trois fois de suite ? (nous ferons ici abstraction de toute considération commerciale expliquant la poursuite sur grand écran de la saga: le premier volet a rapporté 571 millions de dollars, le deuxième 381 millions de dollars, et le troisième démarre sur les bases du précédent). Comment une saga littéraire écoulée à 125 millions d’exemplaires dans le monde (score plus que remarquable !) a-t’elle pu aboutir à un résultat cinématographique aussi médiocre ? Comment des femmes matures (public visé et clairement touché par les romans de E.L James) ont-elles pu se retrouver dans cette mievrerie cinématographique ? On peut parfaitement leur pardonner pour le premier volet, puisque inédit, mais ensuite…?

Le lecteur (ou lectrice) du roman, est-il le même que celui/celle qui se déplace en salle ? Pas certain. Le succès commercial de l’adaptation cinématographique, plus que mauvaise !, des romans de E.L. James reste un véritable mystère. Et d’ici à ce que l’on ait droit à un quatrième volet, il n’y a (malheureusement) qu’un pas.

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