Away : voyage émotionnel vers Mars avec Hillary Swank

Away, portée par Hillary Swank, est la nouveauté série de la semaine sur Netflix. Un énième voyage vers Mars qui va surtout s’attacher à décortiquer la difficulté de laisser ceux qu’on aime derrière soi.

Emma Green (Hillary Swank) s’apprête à réaliser le rêve pour lequel elle a consacré sa vie. Prendre le commandement de la première mission internationale vers Mars. Pour cela, elle laisse derrière elle son mari Matt (Josh Charles) et sa fille adolescente Lex (Talitha Bateman). Avec un russe (Mark Ivanir), un indien (Ray Panthaki), une chinoise (Vivian Wu) et un anglais (Ato Essandoh), l’équipage entreprend le long et périlleux voyage aller-retour d’une durée de trois ans vers Mars. Si les ennuis techniques viennent parsemer d’embûches la mission, le véritable défi reste l’éloignement des siens, et l’incapacité d’être présent(e) dans les moments cruciaux.

Dès le premier épisode, le ton est donné. Away va jouer sur le côté humain et émotionnel. Les adieux sont déchirants, mais l’appel du vide intersidéral est le plus fort. Si les premières semaines permettent encore un échange vidéo entre l’équipage et leurs proches, l’éloignement croissant avec la Terre ne permet bientôt plus qu’une relation via email et sms. Et lorsque des événements dramatiques surviennent sur Terre, l’impossibilité d’être aux côtés des siens remet en permanence en question le sacrifice consenti.

Si l’ensemble est largement centré sur le personnage d’Hillary Swank, les flashbacks successifs nous éclairent également sur le passé de chacun de ses camarades. Tous ont une histoire expliquant leur caractère et leur comportement d’aujourd’hui. Le peu de cohésion entre eux au début de la mission n’est d’ailleurs pas très réaliste. Les clichés ne sont pas en reste non plus. Le vétéran russe un brin bourru qui a du mal à accepter qu’une jeune femme puisse être son supérieur. La chinoise, élevée à la dure, qui se ligue aisément avec lui contre leur commandant. Et bien sûr, le côté glorieux de l’Amérique et de ses fameux ingénieurs de la Nasa.

Les fans des grandes aventures spatiales seront certainement un peu déçus. Certes, la mission a pour destination Mars, les ennuis à répétition hypothèquent les chances de réussite et de survie à de multiples reprises, mais finalement tout est vraiment dans le titre : Away. Qu’ils soient en route pour Mars ou aux confins d’une base en Antartique, le résultat serait le même. Ils ne sont tout simplement pas là. Ici tout est histoire d’isolement, d’éloignement, et de plongée au coeur de l’humain pour en scruter les profondeurs de l’âme. Et le résultat est particulièrement réussi. Si l’ensemble du casting est convaincant, Hillary Swank retrouve ici un rôle à la hauteur de son talent. Si son personnage passe par tous les niveaux émotionnels, soyez assurés qu’elle ne manque pas d’embarquer le spectateur dans son sillage. En clair, prévoyez quelques mouchoirs à proximité, car vous risquez bien de verser quelques larmes à chaque épisode.

Away, saison 1 de 10 épisodes, disponible sur Netflix depuis le 4 septembre.

Credit photos (c) Netflix.

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