Darkest Minds – Rebellion : la nouvelle saga ado qui n’ira pas loin

Darkest Minds : Rebellion arrive dans nos salles françaises ce mercredi, et vous l’aurez compris dès le titre de cet article, la nouvelle saga pour adolescents, supposée être le point de départ d’une nouvelle franchise, commence plutôt mal…

Darkest Minds
Amandla Stenberg est Ruby dans Darkest Minds : Rebellion

Le point de départ n’a rien à envier aux autres sagas offrant des futurs dystopiques, comme Divergente, La 5ème Vague ou encore Maze Runner. Un mystérieux virus a décimé 98% des enfants et adolescents américains, et les 2% restants se retrouvent dotés de pouvoirs psychiques plus ou moins dangereux, de telle sorte que le gouvernement décide d’enfermer tous les survivants et même de supprimer les plus dangereux d’entre eux. Ruby Daly est l’une de ses survivants, et après 6 années passées enfermée, elle parvient à s’échapper et à retrouver le monde libre grâce à l’aide du docteur Connor (Mandy Moore). Ayant rejoint un petit groupe d’ados, lui aussi bien décidé à ne pas se faire dicter son futur par les dirigeants du pays, Ruby et ses acolytes entrent en résistance. Jusque là, un scénario qui tient la route, adapté du roman à succès du même nom, signé Alexandra Bracken. Là où le bat blesse pour Darkest Minds, c’est clairement du côté de la réalisation confiée à Jennifer Yuh Nelson. Celle qui jusqu’à présent ne s’était frottée qu’aux films d’animation (notamment Kung Fu Panda 2), a ici le plus grand mal à opérer un dosage subtil entre romance et scènes d’actions. Le résultat en est presque risible à l’écran, où se succèdent sans crier gare, les batailles les plus féroces et les tendres moments partagés entre Ruby et Liam (Harris Dickinson). Le tout sur un fond de musique pop qui débarque comme un cheveu dans la soupe. Idem pour la ballade dans un centre commercial désert, là encore, aussi inutile que risible. On ne contestera pas le choix délibéré de faire prédominer le côté romantique sur celui de l’action (il y en a très peu pour être précis). Au vu du public visé, la romance entre les deux héros est forcément incontournable et plaira aux jeunes spectateurs. En revanche, on déplorera facilement le manque de suspense, d’intrigue, ou même tout simplement d’intérêt du film. On se contente de suivre le petit groupe déambuler de places en places, sans véritable enjeu ni passion. De même, on pourra s’interroger sur l’opportunité de la scène d’un quasi-viol dans un film destiné à un jeune public. La seule consolation de Darkest Minds est à chercher du côté de son actrice principale, Amandla Stenberg. Découverte dans The Hunger Games et Everything, Everything, l’actrice offre ici un jeu tout en nuances selon les situations. A ses côtés, Harris Dickinson et Skylan Brooks (dans le rôle de Chubs) s’en sortent eux aussi de façon honorable.

Darkest Minds: Rebellion est au mieux une déception, et au pire, un raté magistral, à réserver à un public très jeune. Sorti ce weekend aux Etats-Unis sur plus de 3100 écrans, le film n’a récolté que 5.8 millions de dollars et un misérable 18% d’appréciation sur le site Rotten Tomatoes. Pire encore, ses débuts à l’international dans 37 autres pays n’ont rapporté que 4 (petits) millions de billets verts, selon les chiffres de Box Office Mojo. Et tout cela pour un budget de production de 34 millions…

Un film de plus qui aura bien du mal à se démarquer dans la longue liste des sagas pour jeunes adultes, et qui risque de peiner à convaincre quiconque de lui accorder une suite. L’adaptation cinématographique des romans suivants risquent bien de ne jamais voir le jour, à moins de tout revoir de fond en comble.

 

Credit photos (c) 20th Century Fox.

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