Green Book : grave, drôle, touchant. Une vraie pépite !

Après trois Golden Globes glanés au début du mois, et le prix du syndicat des producteurs américains (PGA Awards) ce weekend, Green Book : Sur les routes du sud arrive ce mercredi en salles. Une véritable pépite cinématographique à ne pas laisser passer.

green book
Mahershala Ali et Viggo Mortensen dans Green Book.

Réalisé par Peter Farelly et co-écrit par le fils même de Tony « Lip » Vallelonga, Green Book nous entraîne dans l’Amérique ségrégationniste des années 60, nous faire découvrir une histoire d’amitié improbable. Tony Vallelonga, italo-américain élevé dans les bars du Bronx est videur dans un club fréquenté entre autres par les parrains locaux. Don Shirley est lui, un musicien virtuose à la renommée mondiale. Afro-américain, l’homme est distingué, élégant et cultivé. Tout le contraire de Tony, virtuose des coups de poings à chaque fois que l’occasion se présente. Précédé par sa réputation, Shirley engage alors Tony comme chauffeur et garde du corps pour sa tournée de représentations dans le Sud. Huit semaines sur les routes, où il ne fait pas bon d’être noir dans certains Etats. En 1962, les lois ségrégationnistes sont toujours en vigueur, et le fameux Green Book (du nom de son auteur) répertorie alors les hôtels, restaurants et autres lieux où les noirs peuvent se rendre. Le road-trip peut alors commencer, et les deux hommes apprendre à se connaître. Témoins de ce que la nature humaine est malheureusement capable de produire, les préjugés entre les deux vont peu à peu s’effacer, ils vont s’aider mutuellement, pour finalement entamer une amitié qui durera 50 ans, jusqu’à leur mort.

Malgré le sujet grave et sérieux de Green Book, le road-movie trouve toute sa place dans la catégorie comédie. Les deux hommes sont aux antipodes l’un de l’autre, et offrent au spectateur, conversations et situations savoureuses. Et leurs interprètes sont tout simplement magnifiques. Viggo Mortensen (Tony Vallelonga) est plus vrai que nature dans le rôle de l’italien des rues à la tchatche facile. Et Mahershala Ali (Don Shirley) passe avec brio de l’homme sophistiqué un peu pédant dans son loft de Manhattan, à celui qui, quelques Etats plus loin, n’est rien ou presque aux yeux de certains. Et nous n’oublierons pas de mentionner, malgré une présence moindre à l’écran, la belle prestation de Linda Cardellini dans le rôle de l’épouse de Tony.

Ajoutez à un duo remarquable, une photographie, des décors et une bande-son sublimes, et Green Book se transforme en une véritable pépite cinématographique et humaniste. Un film qui, avec le Roma d’Alfonso Cuaron, se positionne comme l’un des prétendants les plus sérieux pour la prochaine cérémonie des Oscars.

Green Book : Sur les routes du sud, en salles le 23 janvier.

 

Credit photos (c) eOne Germany.

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