Les papillons noirs : un thriller psychologique sombre et captivant

Après sa diffusion sur Arte le mois dernier, la mini-série « Les papillons noirs » arrive sur Netflix. Un thriller psychologique sombre et captivant.

Adrien est un romancier en manque d’inspiration, qui accepte la demande d’Albert, un vieil homme désireux de consigner ses mémoires. Celles d’une vie, et notamment d’une relation avec Solange, commencée dès l’enfance. Au fil de leurs conversations, Albert raconte méthodiquement sa vie de tueur en série. Des meurtres sanglants commis au fil des ans avec sa compagne, notamment dans les années 70. Un récit qui va peu à peu imprégner l’existence et le quotidien d’Adrien.

Nous n’en dirons pas plus. « Les papillons noirs« , c’est clairement le genre de scénario que l’on ne peut révéler sans manquer de spoiler. Après un début assez poussif, le spectateur est happé par les souvenirs du vieil homme, et la violence des meurtres commis. Les flashbacks pop et colorés des seventies contrastent avec la noirceur du récit. Malheureusement, l’ensemble souffre de trop nombreuses longueurs dans la narration, notamment dans la seconde partie. C’est le principal défaut de cette mini-série créée par Olivier Abbou et Bruno Merle. Malgré un format plutôt court, les six épisodes peinent à englober une histoire où les twists s’enchaînent un peu trop, à en devenir prévisibles.

Cette faiblesse (ou ce défaut) divisera probablement les spectateurs. Certains trouveront l’ensemble captivant, d’autres finiront par se lasser au fil des épisodes. Une chose en revanche les fera se rejoindre : le casting. Rien à redire concernant Nicolas Duvauchelle (Adrien) et Niels Arestrup (Albert). Ce dernier est absolument impeccable dans la peau d’un vieil homme au soir de sa vie, racontant les horreurs commises avec un détachement déconcertant. La révélation vient surtout des « jeunes », Axel Granberger et Alyzée Costes, les Albert et Solange des années 70. Le couple de serial killers qu’ils incarnent, offre les meilleures scènes de la série, de l’intime à la violence stylisée de leurs ébats mortifères.

En résumé, « Les papillons noirs » nous offre une plongée vertigineuse dans la retranscription des souvenirs d’un homme par un autre. Un polar déroutant, convaincant, malheureusement entaché de trop nombreuses longueurs.

« Les papillons noirs« , disponible sur Netflix. Avec Brigitte Catillon, Alice Belaïdi, Lola Creton, Marie Denarnaud et Sami Bouajila.

Credit photos (c) Arte.

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