Série Beat : le thriller macabre berlinois raté d’Amazon

Tout comme Netflix, Amazon diversifie ses productions européennes, et c’est du côté de Berlin que la série Beat nous emmène. Un thriller macabre sur fond de musique techno qui est loin de tenir toutes ses promesses.

beat
Sexe, drogues et musique techno sont au menu de Beat.

Lorsque l’on évoque la capitale allemande, ses clubs branchés et sa vie nocturne font irrémédiablement partie de la carte postale. L’idée donc de poser les bases d’un thriller dans le monde de la nuit berlinoise avait quelque chose d’intéressant sur le papier. Malheureusement, si le premier épisode nous plonge directement dans l’ambiance sexe, drogue et musique techno, la suite s’enlise très rapidement dans un grand n’importe quoi, ou presque. On y suit un jeune bookeur de soirée d’un club branché de la capitale, surnommé Beat. Accro aux drogues et défoncé du matin au soir, tout bascule pour lui lorsque deux cadavres de jeunes filles sont découverts dans le club où il opère, avec une mise en scène macabre digne d’un Dexter ou d’un Seven. Le scénario semble alors se diriger vers un psychopathe tout droit sorti de l’enfance de Beat, avant de vite bifurquer sur autre chose. Les services secrets européens ont décidé d’enrôler Beat, très réticent au départ, pour jouer le mouchard dans ce monde de la nuit où gravitent toutes sortes de mafieux, et notamment l’associé du gérant du club. Et lorsque l’on parle de bifurquer, la série nous entraîne alors dans le trafic d’êtres humains, de ventes d’armes et d’organes humains, de migrants venus de Libye, et de mafieux russes et ukrainiens. Rajouter à cela un chef des services secrets pas très net, un Beat abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, et bien décidé à lever le voile sur ce mystère, et une enquêtrice tiraillée entre Beat et son supérieur, et vous obtenez rapidement un gloubi-boulga scénaristique assez indigeste.

Composée de seulement 7 épisodes, on pourrait se dire que ce vaste contenu à de quoi entretenir le spectateur sur un rythme soutenu. Ce n’est malheureusement pas le cas du tout. Des scènes qui s’étirent en longueur, des dialogues interminables, et un mafieux psychopathe en col blanc pas vraiment crédible, font de Beat une série proche du pénible à regarder. Probablement la faute à un format d’épisodes de 60 minutes mal adapté. Et c’est dommage, car du côté du casting, le résultat est plutôt de bonne facture. Jannis Niewöhner est excellent dans le rôle de Beat, tout comme Karoline Herfurth et Christian Berkel dans ceux des agents secrets. Malheureusement, leur prestation ne suffit pas à sauver la série.

A trop vouloir en faire, et même si l’accumulation de sous-intrigues finit par se rejoindre à la fin, Beat se fracasse sur le dance-floor. Sept épisodes très longs, qui font que la série est au mieux mauvaise, et au pire ratée.

Beat est disponible depuis le 9 novembre sur la plateforme Prime Video d’Amazon.

 

Credit photos (c) Amazon Studios.

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