Biohackers : la nouvelle série allemande qui manque de peps

Après Dark et How to Sell Drugs Online (Fast), Netflix vient de dévoiler sa nouvelle série allemande, Biohackers. Créée et réalisée par Christian Ditter (Girlboss), cette nouvelle production nous entraîne dans le monde de la manipulation génétique et de tous les dangers qu’elle comporte.

Tout commence à bord d’un train en direction de Berlin, où se trouve Mia, étudiante en médecine. Les passagers sont soudain atteint de crises cardiaques, et seule Mia semble y échapper. Après cette scène d’ouverture, nous allons découvrir en flashback les deux semaines qui ont précédé ce chaos. On y retrouve Mia qui débarque à Freiburg pour y intégrer la prestigieuse université, et suivre les cours du professeur Lorenz, réputée pour ses travaux de thérapie génique. Mais Mia cache un secret, qui sera très vite dévoilé dans les deux premiers épisodes. Comme le montre la bande-annonce, l’étudiante en médecine n’a qu’un seul but : détruire sa professeure.

Sous ses faux airs de thriller, Biohackers s’attaque au sujet sensible de la modification génétique, chez les animaux, mais surtout chez les humains. Si certains avantages sont évidents, l’expérience peut très vite conduire à quelque chose de plus dangereux. C’est ce que Mia veut mettre en lumière en dénonçant les travaux illégaux du professeur Lorenz. Malgré un format plutôt court (six épisodes d’environ 40 mns chacun), Biohackers peine à trouver une ligne directrice claire. On touche un peu à la comédie, notamment avec les trois colocataires excentriques de Mia, à la romance avec les personnages de Jasper et Niklas, et puis bien évidemment au thriller, pour tout ce qui concerne l’enquête de Mia. Mais ne vous attendez pas à quelque chose de tendu et prenant. C’est le principal défaut de la série. Le suspense est quasi absent malgré les situations et les rebondissements. Tout se déroule de façon rapide, et comme dans bien des cas, la case « le hasard fait bien les choses » a été cochée un peu trop souvent dans le scénario. Il faut attendre la scène finale pour trouver cette pointe de piment qui fait tant défaut à la série.

En revanche, le point fort se trouve dans le casting. Luna Wedler (Mia) est aussi charmante que convaincante, tout comme Jessica Schwarz, superbement glaciale et déterminée dans la peau du professeur Lorenz. A leurs côtés, on retrouve notamment Adrian Julius Tillmann, Thomas Prenn, Caro Cult, Jing Xiang, Sebastian Jakob Doppelbauer, et le « vétéran » Benno Fürmann.

En résumé, cette première saison de Biohackers se laisse regarder sans déplaisir, mais il manque clairement une bonne dose de tension ou de suspense pour rendre l’ensemble passionnant. Et avec un énorme cliffhanger de fin qui appelle clairement à une deuxième saison, si celle-ci ne devait le jour, la série nous aura définitivement laissé sur notre faim.

Biohackers, saison 1 de 6 épisodes, disponible sur Netflix.

Une pensée sur “Biohackers : la nouvelle série allemande qui manque de peps

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
14 + 3 =