Il y a 40 ans, disparaissait Steve McQueen…

Il y a 40 ans, le 7 novembre 1980 disparaissait Steve McQueen, emporté par un cancer à l’âge de 50 ans. L’acteur au sourire tendre et au regard bleu d’acier laissait derrière lui une carrière ponctuée de films cultes, et quatre décennies plus tard, la légende est restée intacte.

Le destin de Steve McQueen ressemble au fameux rêve américain. Il nait en 1930 dans une petite ville de l’Indiana. Son père a abandonné le foyer avant sa naissance, et sa mère alcoolique se prostitue. Elevé par une tante, le jeune Steve met les voiles dès que possible et enchaîne les petits boulots, un passage en maison de correction pour adolescents, et fait même un détour chez les Marines. Son arrivée à New York dans les années 50 va tout changer. Sa rencontre avec Neile Adams, actrice confirmée à Broadway, va changer le destin de ce bad boy rebelle et solitaire.

Après quelques rôles au cours de la décennie, et notamment le film The Blob (1958), c’est la série Au nom de la loi qui va le révéler au grand public. Dans la peau du chasseur de primes Josh Randall, Steve McQueen séduit, et le cinéma va lui ouvrir les portes en grand. Dès 1960, dans Les 7 mercenaires, il vole la vedette à Yul Brynner, immense star de l’époque. En 1963, la consécration internationale lui vient grâce à La Grande Evasion et ses scènes devenues cultes. Le « roi du frigo » lui laissera même un surnom, qui toujours aujourd’hui perdure, celui de « King of cool ». De là, les deux décennies qui suivent vont faire de lui l’acteur le mieux payé d’Hollywood, avec des films passés à la postérité. La Canonnière du Yang-Tse (1966), qui lui vaudra sa seule nomination aux Oscars, L’Affaire Thomas Crown (1968), Bullitt (1968), Guet-apens (1972), Papillon (1973), La Tour infernale (1974), et enfin Le Chasseur (1980), pour ne citer que ceux-là.

En dehors du cinéma, l’acteur avait aussi d’autres passions, et son amour de la vitesse a fait de lui un pilote auto et moto émérite. L’excellent On Any Sunday (1971) nous montre l’acteur enfourcher ses bécanes et participer à des courses de motos à travers le désert. Côté voiture, difficile de ne pas évoquer le catastrophique Le Mans (1971), et bien évidemment, la fameuse poursuite en Mustang de Bullitt.

Et comme dans toute légende, il y a bien évidemment un côté plus sombre de la médaille. Si pour beaucoup Steve McQueen incarnait la liberté (valeur si chère aux américains !) et la cool attitude, ses addictions à l’alcool et aux drogues, son comportement parfois « brutal » envers les femmes, viennent quelque peu ternir le tableau. L’homme aimait les femmes, il en épousa trois (dont Ali MacGraw, rencontrée sur le tournage de Guet-apens), et aura deux enfants issus de son premier mariage.

En deux décennies, Steve McQueen aura réussi à marquer son époque, et 40 ans après sa mort, comme aimait le crier son personnage de Papillon, il est « toujours vivant ! » dans le coeur de nombreux cinéphiles.

Credit photos (c) Unknown.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
9 × 11 =