JURASSIC WORLD : FALLEN KINGDOM, un divertissement réussi !

Le problème des sagas cinématographiques devenues cultes avec les années (et même les décennies dans le cas de Jurassic Park), c’est que l’arrivée d’un nouvel opus est attendue comme le Messie, avec toujours la crainte que la déception ne soit au bout de cette attente. Jurassic World: Fallen Kingdom entre définitivement dans cette catégorie de films. Verdict ?

Jurassic World
Chris Pratt dans Jurassic World : Fallen Kingdom

Réalisé par l’excellent J.A Bayona, Jurassic World: Fallen Kingdom démarre plutôt bien. La menace d’une éruption volcanique imminente sur l’île où est situé le parc risque d’entraîner la disparition définitive des dinosaures. Si les politiciens ne sont pas prêts à engager les moyens pour les sauver, Claire (Bryce Dallas Howard) et son équipe sont envoyés sur place pour tenter de les relocaliser ailleurs avant qu’il ne soit trop tard. Cette première partie du film reste, dans son environnement, assez familière des épisodes précédents, et offre au spectateur un joli moment de cinéma grâce à l’époustouflante éruption de lave, superbement filmée par le réalisateur catalan. Malheureusement, une fois tout le monde (et les dinosaures) rapatriés sur le continent, Jurassic World : Fallen Kingdom peine à maintenir le cap, la faute à un scénario très basique, pour ne pas dire paresseux. Sans rien dévoiler de l’intrigue précisément (critique garantie sans spoilers !), il apparaît clairement que ce cinquième volet de la saga a voulu privilégier la forme plutôt que le fond. Ce n’est en tout cas pas du côté des humains que le film puise sa force. Bryce Dallas Howard et Chris Pratt font ce qu’ils peuvent pour donner de la consistance à leurs personnages, les pseudos-vilains qui ne pensent qu’aux billets verts ne sont guère plus épais, et l’on ne parlera même pas du méchant mercenaire (pourtant interprété par l’excellent Ted Levine) qui n’a rien du vilain que l’on aurait aimé voir. Qu’importe, la saga Jurassic Park/World est avant tout une affaire de dinosaures, et de ce point de vue là, on est plutôt bien servi ! Reprenant les mêmes recettes qui ont su enchanter les générations précédentes de spectateurs, les dinosaures sont partout et tout le temps ! Relégués au rôle de victimes des méchants humains et de leurs manipulations génétiques incontrôlées, ils offrent dans la deuxième partie du film une succession de scènes d’actions quasiment ininterrompues, ne laissant aucun moment de répit au spectateur. On pourra d’ailleurs regretter un petit peu que les créatures soient réduites à l’état de monstres assoiffés de chair fraîche, sans aucune autre considération. Et si la jungle à laquelle nous avait habitué la saga depuis son commencement offrait un charme certain de par son côté sauvage et angoissant, l’arrivée des dinosaures dans un vieux manoir n’est en rien déplaisante.

Jurassic World : Fallen Kingdom réussit au final à remplir la tâche que le cahier des charges d’un tel film requiert, à savoir être un excellent divertissement. Si le scénario n’est clairement pas la force première du film, les scènes d’actions, les références aux premiers opus signés Spielberg, la petite touche d’humour et de nostalgie parsemée de-ci de-là, rendent le film plaisant à regarder tout au long de ses deux heures de durée. Peut-être moins novateur que le film précédent, Jurassic World : Fallen Kingdom semble avant tout être une rampe de lancement pour le prochain épisode de la saga.

Jurassic World : Fallen Kingdom est en salles depuis le 6 juin.

Credit photos (c) Universal Pictures International France.

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