Les liens maudits : un film d’horreur italien peu captivant

En ce début du mois d’octobre, Netflix nous rappelle qu’Halloween est pour bientôt, et dévoile pour l’occasion Les liens maudits, un film d’horreur italien, disponible depuis vendredi sur la plateforme de streaming. Réalisé par Domenico de Feudis, le long métrage présente quelques bons points à son actif, mais reste malheureusement extrêmement prévisible.

Les liens maudits nous emmène dans la région des Pouilles, où les croyances ancestrales sont légion. Le film s’ouvre d’ailleurs sur la définition du concept de fascination qui met en évidence une « condition psychique d’empêchement et d’inhibition, en même temps qu’un sentiment de domination. Un être agi par une force aussi puissante que cachée, et laisse sans marge l’autonomie de la personne. » Le concept est posé, c’est du côté psychologique que le thriller va nous embarquer. On y découvre Francesco (Riccardo Scamarcio) qui se rend chez sa mère (Marialla Lo Sardo), afin de lui présenter sa fiancé Emma (Mia Maestro), accompagnée de sa petite fille Sofia (Giulia Patrignani). La demeure est immense, et perdue au milieu de rien, si ce n’est des champs d’oliviers centenaires. L’endroit est austère, et la mère de Francesco est une guérisseuse, adepte des croyances qui peuplent ces contrées rurales de l’Italie du sud. Après avoir été mordue par une tarentule, la petite Sofia montre des signes de possession, et Emma n’a plus qu’une idée en tête, quitter cette mystérieuse maison. Mais la malédiction qui frappe sa fille va venir contrarier ses plans. (et on se gardera bien évidemment de dévoiler ici l’intrigue et ses développements).

Le film commence plutôt bien, avec l’instauration d’une tension croissante, une demeure ancienne peu accueillante, et un comportement plutôt mystérieux de la mère de Francesco. Mais très vite malheureusement, l’action s’enlise, et le final devient assez prévisible au fil des minutes qui passent. L’atmosphère sombre et oppressante qui plane entre les quatre murs de la maison familiale ne suffit pas à maintenir une tension, pourtant indispensable au genre. On retiendra en revanche l’interprétation impeccable de Mia Mestro et de la petite Giulia Patrignani.

Adeptes de suspense insoutenable et de jump scare à répétition, autant vous prévenir de suite, Les liens maudits ne sont pas pour vous. Il est ici question de rîtes ancestraux, de sorcellerie, et de culture locale, pour un thriller qui peine à captiver. On retiendra néanmoins que pour sa première réalisation, Domenico de Feudis réussit à ressusciter en partie un genre qui n’est pas le plus répandu dans le cinéma italien.

Les liens maudits, disponible sur Netflix depuis le 2 octobre.

Credit photos (c) Netflix.

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