« Girl in the Picture : crime en abîme » : true crime sordide, saisissant, passionnant.

Netflix a mis en ligne « Girl in the Picture : crime en abîme« , son nouveau documentaire inspiré de crimes réels. Une affaire aussi sordide que mystérieuse, où les rebondissements s’enchaînent au fil de l’enquête.

Oklahoma, 1990. Tout commence par ce qui s’apparente à un accident suivi d’un délit de fuite. Le corps d’une jeune femme de 20 ans est découvert sur le bas-côté d’une route. Transportée d’urgence à l’hôpital, la victime, identifiée comme Tonya Hughes, décède peu après. Selon le personnel médical, ses blessures ne ressemblent en rien à celles d’un choc avec un véhicule. Son mari Clarence, nettement plus âgé qu’elle, devient le principal suspect, et Michael, leur fils de 2 ans, est alors placé chez un couple adoptant. Lorsque la mère de la victime est appelée pour lui annoncer le décès, celle-ci répond que sa fille est morte en bas-âge, des années auparavant… Quatre ans plus tard, un test de paternité a prouvé que Clarence n’est pas le père biologique de Michael. Mais celui qui a tenté en vain d’obtenir la garde de « son » fils, le kidnappe à l’école, et le duo disparait dans la nature.

Joe Fitzpatrick, l’agent du FBI en charge à l’époque de l’affaire, revient alors en détail sur cette incroyable histoire qui, dans le paragraphe précédent, ne fait que commencer. Clarence Hughes est un ancien condamné, notamment pour violence sexuelle, qui a disparu des radars de la police pendant presque 20 ans, en utilisant plusieurs identités. Mais Tonya Hughes reste elle aussi une énigme. Ses camarades de lycée la reconnaissent comme étant Sharon Marshall, une élève brillante et surdouée. Qu’est-il donc arrivée à celle qui, admise à l’université de Georgie pour y devenir ingénieure aérospatial, finira trois ans plus tard, danseuse dans un strip-club, avant de décéder tragiquement.

Nous n’en dirons pas plus sur la suite des événements, mais soyez assurés que nous ne sommes là qu’au tout début de cette incroyable, et sordide, affaire. Sur la forme, « Girl in the Picture » reprend le schéma classique des true crimes, en utilisant interviews et documents d’archives. Néanmoins, et c’est probablement la grande réussite de ce documentaire signé Skye Borgman, l’accent n’est pas mis sur le monstre que l’enquête va révéler. Au contraire, comme le titre l’indique, tous les efforts sont concentrés sur cette petite fille sur la photo (« Girl in the Picture »), à qui l’on veut rendre une identité, mais surtout, et avant tout, justice. Un documentaire saisissant.

« Girl in the Picture : crime en abîme« , disponible sur Netflix.

Credit photos (c) Netflix.

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