Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile : Zac Efron convaincant en serial killer

Quelques semaines après le documentaire Conversations With a Killer (Ted Bundy : Autoportrait d’un tueur), le réalisateur Joe Berlinger continue d’explorer les traces du célèbre tueur en série américain. Cette fois-ci sous forme de fiction, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile retrace le parcours de celui qui finira, avant d’être exécuté, par confesser des dizaines de crimes.

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile
Zac Efron et Lily Collins dans Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile

Basé sur le livre Ma Vie avec Ted Bundy d’Elizabeth Kloepfer, sa petite amie de l’époque, le film retrace les vingt années précédant l’exécution du tueur en série en 1989. De façon chronologique et presque documentaire, on y suit la rencontre entre les deux jeunes gens en 1969 dans un bar de Seattle. La jeune Liz, mère célibataire, tombe alors sous le charme de ce beau jeune homme, visiblement bien sous tous rapports. Puis les premières accusations de meurtres et de viols tombent. L’accusé nie tout en bloc, et la jeune fille, malgré ses doutes se réfugie dans le déni. Les années passent, les accusations s’accumulent, et le cynique personnage sera reconnu coupable de tous ses crimes et expédié sur la chaise électrique.

Si le documentaire précédemment cité tendait à montrer le cynisme du psychopathe Bundy et l’attraction qu’il exerçait sur les jeunes femmes, on pouvait espérer une approche plus différente avec le film. A ceux qui espéraient tomber sur un thriller d’horreur, où les actes du tueur seraient portés à l’écran, on ne peut que leur conseiller de passer leur chemin. Ici il n’est question que de la personnalité de Ted Bundy, et de sa relation avec Liz. Filmé et monté de façon très académique, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile manque de nous transporter de façon palpitante. Certes, Zac Efron campe à merveille le personnage cynique qu’était Bundy, et est aux antipodes des rôles comiques et superficiels qu’on lui connait. Lily Collins est quant à elle, comme toujours, parfaite. De la jeune femme follement amoureuse qui refuse de croire que l’homme avec qui elle partage sa vie puisse être coupable des atrocités dont on l’accuse, à celle qui finira, dans un dernier face à face superbe, à lui faire avouer sa culpabilité, l’actrice anglaise délivre un sans-faute.

En résumé, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile n’est pas un mauvais film. S’il a le mérite de retracer avec précision le parcours et la personnalité de Ted Bundy, on regrettera néanmoins une approche un peu trop documentaire et biographique. Le film n’est pas ennuyeux (loin de là !) mais il manque ce petit quelque chose qui aurait pu le rendre mémorable. En revanche, côté photographie, rien à redire, les années 70 sont magnifiquement présentes à l’écran !

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, disponible sur Netflix depuis le 3 mai.

 

Credit photos (c) Netflix.

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