Outer Banks, une chasse au trésor ado, risible et ridicule

Les séries pour ados vous manquaient ? Rassurez-vous, Netflix est toujours là pour nous en servir une nouvelle. Cette semaine, c’est Outer Banks qui vient combler ce manque, et si la crédibilité des situations est votre critère majeur d’appréciation, autant passer votre chemin tout de suite, car là, on frôle le zéro absolu.

Déjà sur le casting. Les lycéens de 16 ans (c’est ici le cas des protagonistes) ressemblent plus à des étudiants en dernière année de Master qui sortiraient tout droit d’un catalogue d’une agence de mannequin. Ce n’est qu’un détail, mais la crédibilité des personnages en prend tout de suite un coup. Mais il en va surtout de même côté scénario. Tout commence de façon très classique pour un teen movie. Quatre amis (John B., JJ, Pope et Kiara) profitent gentiment de l’été, entre surf et soirées alcoolisées sur la plage. Eux se définissent comme les Pogues, appartenant à la classe moyenne travailleuse de ces îlots au large de la Caroline du Nord. De l’autre côté de l’île se trouvent les Cooks, les fils à papa blindés, aussi prétentieux qu’arrogants. Et tout va dégénérer entre eux lorsqu’une arme sera pointée sur l’un d’eux. Mais cette petite guéguerre n’est qu’une des pièces du puzzle tortueux qu’est Outer Banks. Le fil conducteur est la disparition en mer, un an auparavant, du père de John B., qui toute sa vie à consacrer ses recherches à localiser l’épave d’un bateau et sa cargaison d’or. Le fils ne croit pas à cette hypothèse accidentelle, et lorsqu’un indice crucial refait surface, en même temps que l’épave du bateau du père, le groupe d’amis se lance alors à la recherche du trésor.

Et c’est là, que tout va clairement partir à vau-l’eau. Deux mystérieux tueurs arrivent dans le coin. De vrais méchants, du genre de ceux qui tirent sur des ados sans sommation préalable. Puis leur disparition soudaine, aussi énigmatique que leur arrivée. Et pendant ce temps-là, les recherches du groupe avancent. Tel un jeu de piste, indice après indice. Et les situations rocambolesques s’enchaînent. Comprendre ici, le comportement et les actions de supposés ados de 16 ans n’a rien de crédible, et ça finit par en devenir risible. Le summum est atteint dans les trois derniers épisodes, où là tout tourne à un grand n’importe quoi généralisé.

Et si à tout cela, vous rajoutez un peu de drama familial pour chacun des personnages, un crush amoureux entre un Pogue et une Cook, et des camés à la coke histoire de compléter le tableau, on a juste envie de dire : n’en jetez plus, la coupe est pleine.
Vous l’aurez compris, Outer Banks est à réserver à celles et ceux qui sauront se contenter de jolis abdos sur un corps de surfeur pour apprécier la série. Les autres la trouveront aussi ridicule que risible.

Outer Banks, saison 1 de 10 épisodes, disponible sur Netflix.

Credit photos (c) Netflix.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
27 × 8 =