Signs : thriller polonais au rythme lent et pesant

Après Le Fléau de Breslau, Dans les Bois ou encore The Mire, la Pologne est à nouveau à l’honneur sur Netflix, avec la mise en ligne cette semaine de la première saison de Signs (Znaki, en VO). Diffusée en 2018 dans son pays d’origine, ce thriller lent et tortueux nous emmène au coeur de la Pologne rurale d’aujourd’hui.

Tout commence avec la découverte du cadavre d’une femme tuée par balle près d’une carrière. Un meurtre qui rappelle étrangement un acte similaire commis dix ans auparavant, et jamais résolu. Michal Trela (Andrzej Konopka) est le nouveau chef de la police locale, fraîchement débarqué de Cracovie. Ancien alcoolique, il est hébergé avec sa fille Nina, chez sa collègue Ada (Helena Sujecka). L’enquête commence, mais très vite piétine. Pas d’indices, pas de témoins, et la population locale, très religieuse, se montre peu coopérative.

Si la résolution du meurtre reste évidemment le fil rouge de la série, celle-ci emprunte très vite d’innombrables détours. Dès le pilote, le ton est donné. Le rythme est très lent, et la multiplication des personnages rend l’ensemble très confus. Pour parler clair, ce premier épisode ne donne pas spécialement envie d’aller plus loin. Les différents protagonistes ne sont guère attachants, et tous ont des comportements étranges. On y croise un gourou/charlatan (Andrzej Mastalerz) qui héberge une communauté de personnes en difficulté, la mère de la victime d’il y a 10 ans semble un peu dérangée, le maire (Miroslaw Kropielnicki) et son associé industriel voient leur plan d’expansion menacé par la découverte du corps sur leur terrain, et des adolescentes qui aiment combattre à mains nues jusqu’au sang. Rajoutez à cela une jeune fille déficiente mentale (Paulina Galazka) et des reliques nazies de la seconde guerre mondiale trouvées sur le site de la carrière, et l’ensemble part un peu dans tous les sens.

Signs, saison 2 : la critique est là !

Mais pour ceux qui auront passé le cap des premiers épisodes, Signs finit par captiver par son côté mystérieux et son atmosphère étrange. La région montagneuse offre un décor parfait à un thriller poisseux et lugubre. Reste le rythme, lent, très lent qui découragera certains à n’en point douter. Et si la résolution de l’affaire trouve sa conclusion dans le final, bien des questions restent sans réponse. Et pour cela il faudra attendre la saison 2. Celle-ci, déjà diffusée en Pologne au printemps dernier, devrait arriver sur Netflix, sans que l’on sache à quelle date.

Signs, saison 1 de huit épisodes, disponible sur Netflix.

Credit photos (c) Netflix.

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